extraits :

caniculaire

caniculaire

 

une illusion sur le trottoir

une autre dans ce terrain vague

voilà la vie un pot au noir

un char sur nos printemps de prague

 

demain peut-être un peu d’amour

et des tartines de tendresse

mais non le cœur est aussi lourd

le pain rassis la tranche épaisse

 

sous le ciel gris des jours sans fin

nos corps à jamais orphelins

traînent leur peine et leur souffrance

 

en attendant cet été-là

brûlant comme une délivrance

qui lui non plus ne viendra pas

courants d’air

courants d’air

 

mes envies sont futiles

mes rêves étriqués

j’aime le vent des villes

ses rendez-vous manqués

 

j’aime acheter des choses

qui ne servent à rien

arroser de sang rose

mes plats végétariens

 

orner ma solitude

de corps qui se dénudent

sous des soleils d’hiver

 

bricoler des histoires

des romans dérisoires

et puis tout foutre en l’air

second œuvre

second œuvre

 

je bâtis des cloisons

pour oublier les heures

oublier les saisons

et les rêves qui meurent

 

pour me venger j’écris

tout un petit théâtre

au dos du tableau gris

de mes plaques de plâtre

 

des mots incognito

qui vivront au verso

de vos chambres obscures

 

qui s’en iront malsains

glisser leurs moisissures

dans vos salles de bains

 

 

© GV 2009 / 15,00€ (port offert)

également disponible la version PDF 2025 : 5,00€

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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